« Ici, c’est pas les Terres Neuves ! »

Ancien responsable du handball à Bègles, Roger a gardé peu de contact avec les habitants d'Yves Farge. Photo JG

Locataire à Yves Farge dans les années 1970, Roger Lapedagne est devenu propriétaire d’un pavillon rue Marc Sangnier en 1998. D’Yves Farge aux Terres Neuves, en passant par la vie pavillonnaire, cet ancien cheminot nous livre son point de vue sur le quartier.

Comme son grand-père et son père avant lui, Roger a été cheminot à la gare de Bordeaux. Naissance de son fils et salaire unique oblige, le conducteur de wagons déménage à Bègles au début des années 1970. Le Dorat et Yves Farge sont les deux cités cheminotes où la SNCF loge ses employés. Pour Roger, ce sera la seconde.

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De 1973 à 1981, la famille habite au sixième étage de la tour F.  Des huit années passées dans la cité, Roger garde un souvenir heureux. « Ça ne m’aurait pas posé de problèmes d’y rester. »

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A l’instar de ses amis de la tour F, Roger et les siens quittent le quartier, en 1981, pour un appartement neuf dans une cité voisine. En 1998, il fait construire une maison rue Marc Sangnier, à quelques dizaines de mètres de là. Finis les murs et les barbelés : la cité s’ouvre sur les pavillons mitoyens. Pourtant, même après douze années passées à côté du centre de tri postal, Roger se sent loin d’Yves Farge et…  pas vraiment aux Terres Neuves.

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La transformation du quartier, Roger s’en réjouit tout en l’observant de loin, comblé qu’il est dans son pavillon de plain-pied. Les travaux ne le concernent pas directement. Les tours, il n’y est pas retourné depuis son départ. Mais il se dit satisfait du projet de rénovation.

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Jérôme GUEDJ et Angélique LE BOUTER